06. Апрель 2001
La deuxième Table Ronde sur la médecine a réuni des historiens de la médecine et de l’art, des médecins, des philologues, des étudiants du CESR et de la Faculté de Médecine autour de la notion du symptôme.
Dès l’antiquité, le médecin est amené à observer les signes du corps (tà sêmeia) et à interpréter ceux qui ont une valeur significative pour faire un pronostic correct de l’évolution de l’état des malades (Hippocrate, Pronostic 25). La sémiologie méthodiste garde l’idée que seul un concours de signes est signifiant, mais transfère les signes du malade à la maladie. L’interprétation (significatio) de l’ensemble des signes devient utile au diagnostic (Caelius Aurelianus, Maladies aiguës I, 1). Le terme grec sumptôma dans un contexte médical apparaît chez Galien (De la meilleure des sectes, 21), indiquant « ce qui accompagne la maladie », désignant des différences de grandeur ou de caractère...
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A l’opposé –il n’est pas possible d’affirmer que c’est en réaction–, plusieurs artistes contemporains nous rappellent, par leurs œuvres, ce qui nous fait et qui, montré frontalement, est beaucoup moins édulcoré que le simple produit de paires de chromosomes arrangées dans un ordre impeccable. Qui nous montrent en somme qu’il n’y a, chez l’homme, jamais rien d’impeccable. Il s’agit notamment de Francis BACON, Lucian FREUD, Gottfried HELNWEIN, Joël-Peter WITKIN et du « cas » David NEBREDA. Pour autant que leur intention ne soit pas forcément la subversion, ils ont au moins en commun de nous jeter au regard ce que cache la peau, ce qu’est la chose qui nous fait sous sa surface visible, cette autre chose que le pur produit d’une matrice.
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